Les condamnations respectives des 18 supporters sénégalais retenus au Maroc depuis la finale gagnée par le Sénégal ont provoqué une onde de choc au Sénégal. Des peines allant de trois (3) mois à un (1) an de prison ont été prononcées, suscitant incompréhension et indignation dans l’opinion publique.
Nombreux sont ceux qui estiment que les faits reprochés ne justifiaient pas une telle sévérité, estimant que l’affaire dépasse désormais le simple « cadre sportif ».
Parmi les voix qui se sont élevées, celle d’Amara Traoré, l’ancien sélectionneur national, interrogé par Wiwsport, n’a pas caché son émotion. « Les cœurs étaient lourds. Personne ne s’attendait à ça », a-t-il confié, rappelant que de nombreux sénégalais, au pays comme à l’étranger, sont restés ébahis après l’annonce du verdict. Pour lui, ces peines sont disproportionnées. « Ça dépasse le cadre du football. Tout le monde a regardé le match. On n’a pas vu des faits qui méritaient des condamnations de six mois ou d’un an, c’est trop », insiste-t-il.
Amara Traoré plaide pour une marche nationale pacifique, invitant les Sénégalais à sortir avec le drapeau. « Ce sont nos soldats, de véritables héros. J’appelle à une marche nationale, une marche où tout le monde sort avec le drapeau, comme lorsque nous célébrions la victoire en Coupe d’Afrique. À ce moment-là, tout le pays était sorti. Aujourd’hui, ces 18 supporters méritent le même hommage. Une marche pacifique, où chacun se donne rendez-vous dans la rue avec le drapeau national, devant le consulat du Maroc. Que le pays se lève comme un seul homme », a déclaré l’ancien international sénégalais ».
Selon Amara Traoré, « le peuple aussi a un rôle à jouer. Marcher, mais pacifiquement. Même s’il faut sortir chaque semaine, aller au niveau du consulat du Maroc, manifester, tout doit se faire dans le calme. Parce que le Sénégal et le Maroc sont deux pays frères. La CAN est finie et le Sénégal a gagné sa Coupe. Maintenant, ce sont deux pays frères et ils doivent rester frères. La déception peut être grande, mais il faut revenir à la raison ».



