Affaire des homosexuels et le VIH: La grosse équation que le procureur doit résoudre

LaRedaction
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L’histoire des douze (12) personnes arrêtées pour actes contre-nature présumés, continue de faire parler d’elle. D’après le journal l’Observateur, les mis en cause seront déférés au parquet du tribunal de Pikine-Guédiawaye, ce lundi.

 

 

Ils sont poursuivis pour association de malfaiteurs, actes contre nature et transmission volontaire du VIH et mise en danger de la vie d’autrui.

Au moment où l’enquête de la brigade de recherches de Keur Massar se poursuit, avec d’autres arrestations imminentes, d’après les informations, le procureur de Pikine-Guédiawaye, Saliou Dicko, se trouve confronté à une grosse équation. Car, « au-delà des qualifications pénales retenues à ce stade de la procédure, la question de la gestion sanitaire des mis en cause, en milieu carcéral se pose avec acuité », note le quotidien L’Observateur.

C’est parce que huit (8) des douze (12) personnes arrêtées sont déclarées porteuses du VIH sida. Face à cette situation, l’option privilégiée par le parquet serait de soumettre les personnes porteuses à un traitement médical approprié, dans un cadre contrôlé, afin de rompre toute chaîne de contamination, aussi bien entre détenus qu’à l’égard du personnel pénitentiaire.

Il s’agirait selon le journal, « d’envisager des mesures d’isolement sanitaire encadrées, strictement à des fins thérapeutiques et non disciplinaires, dans le respect de la dignité humaine et de la confidentialité médicale ».

Mais ces précautions sanitaires, qui sont des « obligations de l’État en matière de santé publique et de droits humains, ne sont pas sans risque.

Elles sont de nature à « se heurter à de fortes pressions, dans un contexte où l’affaire suscite une vive réaction au sein de l’opinion publique », avertit l’Observateur.

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