La question était sur toutes lèvres à l’occasion du point de presse d’Ousmane Sonko, ce jeudi, et consacré à la renégociation des contrats et conventions. Dans la salle de conférence du 10e étage du Building administratif, tout le monde scrute les moindres signes de fissure entre la primature et la présidence.
Bien que ses équipes aient tenté de verrouiller le débat autour de la thématique du jour et des enjeux économiques, la politique s’est invitée par la petite porte. La réponse d’Ousmane Sonko a été brève, mais chargée de sens suite à une question relative à l’après Assemblée Générale tenue par la coalition Diomaye Président.
« Nous sommes dans des enjeux très importants. Ce n’est pas le lieu d’un débat politique et certainement dans un autre rendez-vous nous aurons à vous répondre. Mais aujourd’hui, nous nous préoccupons beaucoup plus d’enjeux. Le débat politique au Sénégal est un débat comme dans tous les pays mais ça ne va pas au-delà. Les enjeux ne sont pas politiques pour le moment, c’est des enjeux d’économie, c’est des enjeux sociaux et nous préférons mettre le cap sur cela » a-t-il dit comme pour masquer la mauvaise posture politique dans laquelle il se trouve présentement.
À rappeler que le président Diomaye a déjà déclaré que « la candidature de Sonko pour la présidentielle 2029, ne l’engage pas ». Le ministre et allié Abdourahmane Diouf a rappelé également qu’ « au Sénégal, il y’a trop gardiens. Mais le seul gardien reconnu est celui de la Constitution ».
Et c’était en réponse à Ousmane Sonko qui s’est récemment auto proclamé « gardien de la révolution ». Une « guerre » de mots qui renseigne à bien des égards sur le fossé creusé entre le président de la République et son premier ministre.



