Le Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDR) a réagi aux révélations du journal Financial Times évoquant l’existence d’une supposée « dette cachée » du Sénégal estimée à environ 650 millions d’euros (plus de 432 milliards F CFA).
Mécanismes financiers toxiques et dangereux
Pour le Front, l’argent des Sénégalais servira d’abord à « rembourser les banquiers privés d’Abu Dhabi ou d’ailleurs, avant de financer nos écoles, nos hôpitaux ou nos infrastructures, ou même de payer notre dette classique ».
D’après l’opposition, le « gouvernement ne s’est pas contenté d’emprunter dans l’opacité la plus complète : il a aussi utilisé des mécanismes financiers toxiques que les experts considèrent comme les plus dangereux au monde ». Selon le FDR, ces « TRS ne sont pas des outils de bonne gestion », mais des « expédients utilisés par les pays au bord de la banqueroute ».
Exigence de lumière sur ces emprunts
Par ailleurs, le Front estime que le démenti du gouvernement, relayé par le ministère des Finances et du Budget du Sénégal, « ne répond pas aux questions soulevées, qui porte sur le recours caché à des emprunts toxiques et délétères ».
Face à cette situation, l’opposition exige la publication immédiate de l’intégralité des contrats de « swaps » (échange financier) qui auraient été signés, notamment avec Africa Finance Corporation et First Abu Dhabi Bank. Elle réclame également des précisions sur les actifs mis en garantie, les charges financières annuelles et les éventuelles commissions versées.
Enfin, le FDR appelle l’Assemblée nationale du Sénégal à mettre en place une commission d’enquête parlementaire afin de faire toute la lumière sur ces emprunts, tout en invitant les forces vives de la nation à se mobiliser pour exiger davantage de transparence dans la gestion des finances publiques.



