Projet de loi sur l’homosexualité: Sonko fait machine arrière et renonce à la criminalisation

LaRedaction
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En lieu et place de l’engagement pris par Ousmane Sonko, pour la criminalisation de l’homosexualité, le régime Diomaye-Sonko a préféré un projet de loi visant à durcir les peines contre l’homosexualité au Sénégal. Selon Ayib Daffé, président du groupe parlementaire Pastef et présent à la marche du Mouvement des Doomu Daara Patriotes (MODDAP) , ce vendredi à Dakar, le texte porté par Ousmane Sonko sera examiné en séance plénière mercredi prochain. Une décision qui ne fait pas l’unanimité au Sénégal où l’homosexualité n’est pas tolérée contrairement aux déclarations de Sonko devant le responsable de la « France Insoumise », Jean Luc Mélenchon.

 

Les manifestants sont venus nombreux ce vendredi 6 mars à la marche du Mouvement des Doomu Daara Patriotes (MODDAP)  pour soutenir le Premier Ousmane Sonko dans son « nouveau combat » contre l’homosexualité. De l’Institut Islamique à la Place du Millenaire sur la corniche, des ministres, des directeurs généraux et autres responsables, ainsi que de nombreux Sénégalais anonymes, ont dit non à la destruction de nos valeurs.

Déjà déposé à l’Assemblée nationale, le texte sera examiné en commission des lois le lundi 9 mars, avant d’être soumis au vote en séance plénière le mercredi 11 mars, a annoncé le président du groupe parlementaire Pastef, Ayib Daffé.

Le député s’est félicité de cette initiative, saluant l’engagement du Premier ministre Ousmane Sonko, qui, selon lui, a pris la responsabilité politique de porter ce texte. « Ce projet de loi pouvait être porté par des députés, mais Ousmane Sonko a pris la responsabilité de le défendre. Pour cet acte courageux, nous le remercions vivement », a-t-il déclaré.

Selon Ayib Daffé, la réforme législative vise à répondre aux demandes de plusieurs associations opposées à l’homosexualité. Le texte, explique-t-il, prévoit de préciser les infractions liées aux « actes contre nature », mais aussi l’« apologie » et le « financement » de ces pratiques. « Le projet de loi définit également des peines planchers, donc il n’y aura pas de sursis. Les sanctions et les peines ont été durcies », a-t-il souligné.

Le président du groupe parlementaire Pastef a par ailleurs assuré que l’ensemble de ses collègues votera en faveur du texte. Il a appelé les autres formations représentées à l’Assemblée, notamment le groupe Takku Wallu et les députés non-inscrits, à soutenir la loi. « C’est nos valeurs qu’il faut protéger à tout prix », a-t-il insisté.

 

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